Nicole Garcia

Nicole Garcia

Nicole Garcia est une actrice, réalisatrice et scénariste française, née le à Oran.

 

Nicole Garcia, fille de Joseph Garcia, commerçant, et de Marie Bergamo1, naît dans une famille pied-noire à Oran, où elle passe son enfance et son adolescence. Elle arrive en France métropolitaine en , et termine sa classe de première à Montpellier2. Elle s’inscrit à la faculté pour suivre des cours de philosophie et prend aussi des cours d’art dramatique. Elle entre au Conservatoire national d’art dramatique et obtient, en 1967, un premier prix en Comédie moderne. Le premier film où elle joue Des garçons et des filles sort en 1967, mais c’est grâce à Que la fête commence de Bertrand Tavernier, en 1975, qu’elle se fait remarquer des professionnels et du public. En 1977, Henri Verneuil l’engage pour Le Corps de mon ennemi.

Nicole Garcia obtient son premier rôle principal dans La Question, film retiré des salles parce qu’il dénonce la torture pendant la Guerre d’Algérie. Son personnage d’épouse trompée dans Le Cavaleur la rend populaire et lui vaut de recevoir le César du meilleur second rôle féminin. Elle tourne dans Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais, Les Uns et les Autres de Claude Lelouch, L’Honneur d’un capitaine de Pierre Schoendoerffer, Garçon ! de Claude Sautet, La Petite Lili de Claude Miller

En 1990, Nicole Garcia entame une carrière de réalisatrice, s’attachant à disséquer la complexité des rapports humains dans les longs métrages qu’elle réalise : Un week-end sur deux (1990) et Le Fils préféré (1994) sont remarqués par la critique, Place Vendôme (1998) et L’Adversaire (2002), qui met en scène Daniel Auteuil, remportent du succès auprès du public. En 2006, elle présente Selon Charlie à Cannes. Figure majeure du cinéma français, on retrouve l’actrice dans Ma place au soleil en 2007.

Nicole Garcia
Nicole Garcia

Nicole Garcia : « L’austérité de mon enfance m’a poussée vers la lumière »

Par Sandrine Blanchard

Je ne serais pas arrivée là si… Chaque dimanche, « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de sa vie. La réalisatrice revient sur les événements qui ont marqué sa jeunesse en Algérie.

Comédienne de théâtre devenue actrice de cinéma et réalisatrice, Nicole Garcia, 75 ans, sera pour la première fois seule en scène cet été au Festival d’Avignon dans Royan, écrit pour elle par Marie NDiaye. Son neuvième long-métrage, Amants, sortira en salle le 17 novembre.

Je ne serais pas arrivée là si…

… Si j’avais pu parler. Je suis sortie de l’adolescence bâillonnée. L’enfant que j’étais n’était pas à la place où un enfant doit être. Autour de moi, c’était un monde assez obscur, austère, indicible, dont je n’avais pas les clés. Un monde de silences, une omerta à laquelle je participais puisque je ne posais pas de questions.

On ne sait pas ce qui fait un désir d’actrice, c’est impérieux et mystérieux, un écheveau de raisons qui se transforment au cours du temps. Mais j’ai pu au moins repérer un besoin de faire entendre ma voix et, à défaut de parler en mon nom, parler des textes, parler avec d’autres mots que les miens.

C’est fort de dire : « Je suis sortie de l’enfance bâillonnée. » Comment faut-il le comprendre ? Etait-ce lié à de la peur ?

Peut-être. J’étais en alerte, dans une sorte de guet permanent de ce qui pouvait arriver. Je ne me sentais pas très protégée, j’avais une mère mélancolique, qui me parlait très peu, et un père solitaire. Je dînais seule dans la cuisine. Ma mère servait la soupe à mon père dans son lit, et elle, je ne sais pas où et quand elle mangeait. Ils parlaient espagnol entre eux quand ils ne voulaient pas que je comprenne.

 

J’ai découvert que mon père avait deux frères et une sœur. Leurs liens avaient été rompus avant ma naissance à cause d’histoires d’argent, je crois, dont il ne fallait pas parler. Je n’ai jamais posé de question.

 

Les frères de mon père tenaient, comme lui, un commerce de droguerie-quincaillerie sous les arcades à Oran. Tous les jours, je passais devant sans savoir que c’étaient les boutiques de mes oncles. Un jour, je me suis arrêtée dans un magasin pour téléphoner. Ma mère m’a demandé d’où j’avais appelé et, quand je le lui ai dit, elle a blêmi. Cette femme qui m’avait dépannée était ma tante et je ne le savais pas. J’avais bien vu en entrant dans le magasin qu’elle se raidissait, qu’elle me regardait comme si j’étais une petite messagère de la mafia, comme dans un film de Sergio Leone. Après l’indépendance de l’Algérie, mon père et mon oncle ont chacun fermé les rideaux de fer de leur magasin, puis ont vécu et sont morts en France sans jamais se revoir.

 

Avant que je ne leur trouve une place salvatrice dans mon imaginaire, ces choses tues, ces silences ont fait naître quelque chose de sournois, de pernicieux, dont on porte une trace pérenne, c’est la honte. Je me souviens de cette phrase de Nietzsche : « Le sceau de la liberté réalisée est de ne plus avoir honte devant soi-même. » Il me semble que j’y suis encore.

Mais honte de quoi ?

Dans la société algérienne très hiérarchisée, les gens d’origine espagnole n’étaient pas très hauts sur l’échelle sociale. Ma mère le savait pour moi et me transmettait ce message : « Ce n’est pas pour nous… » J’entendais : ce qui est beau, enviable, n’est pas pour nous… Il me fallait changer de monde, trouver mes solutions. Je ne serais pas arrivée là si la dureté, l’austérité de cette enfance-là ne m’avaient pas fait choisir d’aller vers la lumière, vers la nécessité d’exister et de me faire entendre.

Vous dites avoir été élevée comme une « fille unique » et pourtant vous aviez une sœur…

Ma sœur aînée est tombée malade et a été hospitalisée. Elle revenait pour quelques rares périodes de rémission et repartait. J’ai dû la voir deux fois dans mon enfance. J’ai été élevée seule, mais l’ombre de son absence était très forte. Là encore, je savais qu’il ne fallait pas en parler. Parfois, le soir, je voyais mes parents s’éloigner sur le balcon. Ils commentaient sûrement des lettres de médecins qu’ils recevaient. Mais je ne posais pas de question. Presque tous les personnages féminins de mes films ont quelque chose de ma sœur.

 

Malgré le soleil, la mer, la place, tout ce qui fait la vie méditerranéenne, je n’ai pas grandi dans un monde lumineux, ni aimant. Les ombres me sont devenues très tôt familières. Pourtant, dans mon journal, à 15 ou 16 ans, j’écrivais : « Comment va être ma vie maintenant, moi qui ai eu une enfance si douce ? »

C’est très contradictoire…

C’est la force de l’enfance, on enfouit profondément tous les secrets, tout ce à quoi on ne trouve pas de réponse, pour pouvoir continuer à jouer, à avancer. Pas de plaintes, on encaisse. Plus tard, il faudra compter avec les traces têtues de tout ça.

Pouvez-vous parler de Monique Rivet, cette professeure de français à Oran qui semble avoir été très importante ?

Oui, très importante ! J’avais 13 ans, elle arrivait de métropole et proposait une féminité à l’opposé des femmes fardées qui m’entouraient. Elle marchait en chaussures plates, parlait sans afféterie, avait vu Gérard Philipe et Jean Vilar au Théâtre national populaire. Un jour, j’avais récité en classe La Ballade des pendus, de François Villon, elle m’avait félicitée. Je cherchais toutes les occasions possibles de lui parler. Je lui avais dit que je voulais être actrice et tenter le Conservatoire de Paris. Elle a eu peur de son influence : « Ah non, ne pensez plus à ça, c’est très difficile le concours du Conservatoire. »

 

Quelques années plus tard, lorsque j’ai découvert mon nom sur la liste des élèves reçus au concours, son image s’est imposée à moi alors que je croyais l’avoir oubliée.

Votre envie farouche d’être actrice n’était-elle donc pas liée à la découverte de pièces ou de spectacles particuliers ?

Non, il n’y avait aucune identification. Ma mère m’a laissée m’inscrire au conservatoire d’Oran, parce que tout le monde trouvait que je parlais trop vite. Puis, la grande histoire nous a rattrapés et a servi mes désirs de partir loin et d’oublier l’Algérie.

Quitter Oran a été un exil pour vos parents, mais pas pour vous…

Oui. Pendant très longtemps, je n’ai plus repensé à l’Algérie. J’ai toujours eu beaucoup de réticence à en parler. Quand on a écrit Un balcon sur la mer avec Jacques Fieschi, né à Oran comme moi, il m’a convaincue que j’étais dans un « évitement absurde » et qu’il fallait revenir à notre terre d’origine.

 

Lorsque j’étais adolescente, la violence de la colonisation était déjà un sujet de discussion très fort dans la cour du lycée. Il y avait les pro-OAS [Organisation de l’armée secrète] et les pro-FLN [Front de libération nationale]. Un jour, lors d’une discussion avec mon père, je lui ai dit qu’il était grand temps qu’advienne l’indépendance. J’ai regretté cette phrase à l’instant même où je la lui ai dite, ce n’était pas le moment où il pouvait l’entendre. Il se trouvait juste en plein chaos, obligé de quitter une terre où il avait vécu et je ne m’en souciais pas. C’est seulement tard que j’ai compris à quel point c’était l’histoire de sa vie, et combien la politique française a été sourde et rude pour les gens comme lui. Mon père, Espagnol, avait pris la nationalité française à 17 ans par choix, pour participer à la première guerre.

 

L’enfance en soi est un pays à part entière, une terre lointaine presque inatteignable, et l’Algérie dresse encore un écran, donne un tour d’écrou supplémentaire à la mémoire. Pour les Français qui en sont partis au début des années 1960, ce n’était pas simplement un pays qui basculait, emportant tout avec lui, mais une société tout entière qui s’effondrait. Ils avaient le sentiment d’appartenir à une société maudite dont il serait difficile de se réclamer ensuite et de convoquer la mémoire. Les Français d’Algérie ont été un peu les parias de cette histoire. Il était plus simple de tout oublier pour se démarquer de ce destin. C’est bien plus tard, lors d’un voyage au Maroc, que l’ambiance retrouvée du Maghreb, de ses couleurs, de ses odeurs m’a rappelé mon appartenance à cette terre.

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La Famille Hernandez

La Famille Hernandez

La Famille Hernandez est une pièce de théâtre sur le thème de la vie des Pieds-Noirs dans l’Algérie de la fin des années 1950, créée par Geneviève Baïlac le au Théâtre Charles de Rochefort à Paris, avec la troupe du CRAD (Centre régional d’Art dramatique) d’Alger.

Dans cette pièce jouent plusieurs comédiens qui deviendront rapidement célèbres : Robert Castel, Lucette Sahuquet, Marthe Villalonga.

Naissance de la pièce

Pendant plusieurs années, Geneviève Baïlac avait vainement essayé d’écrire une pièce de théâtre faisant vivre sur scène la cohabitation des diverses communautés pittoresques caractéristiques de l’Algérie des années 1950. Ses essais ne la satisfaisaient pas, mais elle avait en tête les idées générales de sa pièce. Devant l’exubérance créative de ses amis, Geneviève Baïlac eut l’idée de leur proposer de jouer la comédie tous ensemble en s’exprimant avec spontanéité autour de ces idées générales.

La pièce se construisit ainsi en s’appuyant sur la spontanéité des comédiens.

Elle permit à la métropole de découvrir le folklore et les expressions typiques des pieds-noirs ; elle connut un grand succès qui se poursuivra par l’adaptation cinématographique de 1965.

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Assemblée Générale du 4 et 5 Septembre 202

GRAND RASSEMBLEMENT PIED-NOIR

à Faugères les 4 et 5 septembre 2021.

LES MOULINS DE FAUGERES

Les moulins à vent de Faugères ont été bâtis au XVIème siècle au lieu-dit « Les Trois Tours », utilisant des anciennes tours de guet gallo-romaines comme fondations. Les 3 moulins à grains ont été restaurés dans les années 90, mais seul un des 3 a été reconstruit à l’identique, utilisant même les meules d’origines du XIXème siècle. Une table d’orientation est disponible sur la tour d’un des autres moulins.

 

Toutes et tous, nous devons nous mobiliser pour que cette assemblée générale soit belle et généreuse, un message de paix et de développement durable pour les 7 années à venir.

 

On nous considérait comme un peuple du passé, nous allons démontrer que nous sommes une force d’avenir, de courage et d’espérance mais surtout d’amour fraternel.

 

Peu importe le nombre, mais soyons sereins et déterminés.

 

Ces deux jours doivent être une fête ouverte, avec de beaux discours et de belles chansons.

 

C’est à Faugères que vient de s’installer la représentation diplomatique en France de la Fédération des Deux Rives (Etat Pied-Noir à l’ouest de la Méditerranée). Elle a acheté son droit à une existence géographique partagée et reconnue. Des sociétés et des associations nous rejoignent afin de concentrer leurs efforts communs à moindre frais.

 

Dans les mois qui viennent, nous allons entrer en négociation pour nous doter d’un territoire national.

 

Si nous voulons présenter une belle vitrine de notre savoir faire, nous devons en deux mois relever ce défi qui devrait défrayer la chronique.

 

Programme

 

Les matinées du samedi et du dimanche seront consacrées à:

– L’Assemblée Générale 2021 de PNMA présidée par Jean-Paul Alberca

– La Cérémonie de remise des certificats présidée par Jacques Villard

Un repas convivial réunissant les participants clôturera ces deux matinées.

Les après-midi seront festives, avec portes ouvertes aux Faugerolles et Faugerols.

Pêle-Mêle :

  • Présentation et visite de la première propriété des Pieds-Noirs acquise en occitanie, présentée par Franck Suarez, gérant de la SCI-FDR.

  • Dégustation et vente de vins par les vignerons de Faugères.

  • Visite des Moulins de Faugère.

  • Visite du domaine des Mates Basses par l’association Les Pierres Sèches.

  • Vente de produits locaux. (Miel, fromages)

  • Exposition de nos artistes Pieds-Noirs (littérature, peinture, etc)

  • Boutique de l’association PNMA

  • Possibilité d’hébergement en chambres d’hôtes, en gîtes, etc.

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8 Mai 1945 Sétif

Que s’est-il réellement passé le 8 Mai 1945 à Sétif et dans sa région ?

PUBLIÉ PAR MANUEL GOMEZ LE 7 MAI 2021

Ainsi en ce qui concerne notamment les évènements qui se sont déroulés les jours précédents et suivants le 8 mai 1945, dont il vient d’être question, et pour lesquels les Algériens réclament une repentance de la France. 

Mais ils ne sont pas les seuls car le « collectif pour la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kheratta) » demande outre la reconnaissance, l’ouverture de toutes les archives et l’inscription dans la mémoire nationale de ces évènements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat et la diffusion des documentaires relatifs à ces évènements dans l’Education Nationale comme dans les médias publics français.

Puisque c’est le souhait des Algériens, de ce collectif et du Président de la République, Emmanuel Macron, voici un bref résumé de ce que révèleront ces archives concernant notamment les évènements du 8 mai 1945 relaté par des historiens à la demande du CFHM (Commission Française d’Histoire Militaire). (Source : Le Figaro – mai 2015)

Ont participé à cette recherche officielle les historiens reconnus suivants : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Roger Benmebarek, Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Jean Monneret, Gilbert Meynier, Guy Pervillé, Jean-Pierre Peyroulou, Roger Vétillard, Bernard Lugan.

**Je me permets d’apporter de l’eau au moulin de nos historiens : par des propos qui m’avaient été relatés en personne par Ferhat Abbas et qui confirment la véracité de ce qu’ils affirment.

*Le 14 mars 44, Ferhat Abbas a constitué les « Amis du Manifeste de la Liberté » (A.M.L.) qui comptait jusqu’à cinq cent mille adhérents. Il s’agissait pour lui d’internationaliser le problème algérien.

*le 28 avril 45, Il a réclamé l’autonomie de l’Algérie, sous une forme fédérative, et a préparé activement le soulèvement de Sétif.

Alors que je faisais partie de la rédaction du quotidien « Alger Républicain », j’ai eu souvent l’occasion de m’entretenir avec lui car il faisait tirer son journal « Egalité » sur les presses d’ Alger Républicain », et il m’avait relaté sa rencontre, quelques jours avant ce 8 mai 1945, avec Chekib Arslan.

Qui était Chekib Arslan ? Un agent du MI6 anglais. 

Un accord avait été passé en Syrie entre les services secrets anglais et un agitateur professionnel islamiste, Chekib Arslan, qui réclamait la guerre sainte contre la France. 

Les Britanniques exigeaient le soutien des arabes dans la lutte qui les opposait aux israéliens et, en échange, ils soutiendraient tous les efforts des islamistes partout où ils combattraient les Français (1).

Fort de cette assurance formelle, Chekib Arslan se rendit dans le Constantinois où Il rencontra Ferhat Abbas et les responsables des partis nationalistes algériens qui appelèrent à manifester ce 8 mai.

Manipulés à leur insu par cet agent payé pour développer un mouvement insurrectionnel en Algérie. Il s’y employa activement et prépara ce soulèvement sanglant.

Donc cette manifestation politique fut autorisée par les autorités françaises à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.

Pourquoi cette dernière condition ? Quelques jours avant, le 1er mai, ce drapeau algérien avait été brandi pour la première fois par des membres du PPA et les autorités françaises ont souhaité éviter que cela ne se reproduise.

Les revendications politiques sont de deux ordres totalement opposés :

1/ Pour le clandestin Parti Populaire Algérien de Messali Hadj, éloigné dans un premier temps vers El Goléa et Brazzaville puis ensuite incarcéré, il s’agissait de retrouver sa position de leader du nationalisme algérien, qui lui était contestée par Ferhat Abbas, et de promouvoir l’indépendance de l’Algérie.

2/ Pour Ferhat Abbas et son parti « Les Amis du manifeste de la liberté » il s’agissait de la reconnaissance égalitaire de tous les habitants de l’Algérie et l’accession à la citoyenneté française. (On a pu constater, dans les années qui ont suivi 1945, la guerre sanglante que se sont livrés aussi bien en Algérie qu’en métropole les partisans du PPA et du FLN dont le bilan fut de plusieurs milliers de morts.)

Donc parmi les manifestants (environ cinq mille) nous retrouvons ces deux courants contraires et souvent opposés.

Le complot est ainsi élaboré en secret dans les jours qui ont précédé cette manifestation pacifique. Le clash sera provoqué par quelques terroristes infiltrés parmi les manifestants.

**Contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’émeute de Sétif n’était pas la conséquence directe de la colère des manifestants provoquée par la mort d’un soi-disant scout, Saâl Bouzid, qui avait brandi un drapeau de l’Algérie indépendante.

Cette manifestation sans objectif revendicatif, autorisée par les autorités préfectorales, fut en réalité une véritable insurrection armée qui fit 23 morts et 80 blessés européens à Sétif (dont le régisseur du marché Gaston Gourlier tué 2 heures avant le début de la manifestation) et d’autres par armes à feu dans les minutes qui suivirent les altercations entre forces de l’ordre et manifestants.

Aussitôt à la suite des meneurs ce fut la ruée vers le centre-ville où les émeutiers hurlant des slogans meurtriers : « Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants » massacrèrent tout ce qu’ils rencontrèrent : enfants, femmes, vieillards, qui participaient à l’allégresse générale du retour à la paix.

Les forces de l’ordre, obligées d’intervenir, ramenèrent le calme en moins de 2 heures avec un bilan de 35 manifestants tués et des dizaines de blessés.

Le véritable but de cette manifestation, soi-disant improvisée, était bien au contraire de lancer un projet d’insurrection nationaliste dans le but d’installer dans une «zone libérée» un gouvernement provisoire algérien présidé par Messali Hadj principal dirigeant du Parti du Peuple Algérien. 

Ce gouvernement devait siéger à la ferme Maïza près de Sétif mais l’évasion ratée de Messali, qui était en résidence surveillée à Reibell, et son transfert à Brazzaville ont déjoué ces plans.

La preuve en est apportée car, au même moment et dans plusieurs endroits sans aucun lien évident avec la manifestation de Sétif, d’autres soulèvements se déroulèrent dans une vingtaine de localités de la région (Périgotville, Chevreul, Kerrata, Lafayette, Sillègue, El Ourici, etc.) et plus de 60 Européens furent tués.

A Guelma, la manifestation était interdite mais elle débuta vers 18 heures et se heurta immédiatement aux forces de police. Plusieurs manifestants, 2 policiers et 1 gendarme étaient blessés. Le lendemain, dans une dizaine de villages de la région, les Européens étaient agressés. Il y aura 12 morts et 2 blessés.

Les effectifs de la police nationale à Sétif n’étaient que de 40 hommes. Dans les villages les gendarmeries n’étaient représentées que par 3 ou 4 hommes. C’était le cas à Kheratta, Chevreul et Lafayette

Le sous-préfet mettait en place une milice civile car l’armée ne participait pas au maintien de l’ordre. Ce sont les agissements de cette milice dans les jours qui suivent qui sont présentés depuis 70 ans par la propagande du PPA comme les principaux responsables de la répression des journées qui ont suivi le 8 mai 1945. Or ces milices n’ont été organisées que dans 5 localités. Guelma, Constantine, Bône, Djidjelli et El Milia et elles ne sont pratiquement jamais intervenues et n’ont commis aucune exaction.

Des renforts arrivant du Maroc, de Tunisie et d’Alger : 10.000 hommes étaient déployés dans le Constantinois mais seulement 3700 dans la subdivision de Sétif, la plus vaste (sa surface est l’équivalent de 2 départements métropolitains), le plus montagneuse et la plus touchée.

La répression ne débuta que le 9 mai. Conduite par l’armée elle avait été certainement démesurée. Mais elle n’a concerné que les communes où des Européens avaient été tués et blessés.

**Le Conseil de Paris a voté une motion qui soutient que « la très grande majorité des historiens français » ayant écrit sur la répression de l’insurrection du 8 mai 1945 « atteste d’un bilan de dizaines de milliers de victimes arrêtées, torturées et exécutées sommairement ». C’est un mensonge. 

Les historiens et chercheurs ne peuvent consentir à se laisser ainsi utiliser à l’appui de manœuvres politico-mémorielles.

Nous demandons que les élus et les gouvernants acceptent de lire ce que les historiens disent de ces événements. La propagande diffusée depuis 70 ans par le PPA, puis par le FLN, et relancée en mai 1990 par la Fondation du 8 mai 1945, a toujours déformé la réalité des faits historiques en escamotant cette insurrection pour ne parler que de la répression qu’elle a engendrée et pour majorer inconsidérément le nombre des victimes que les historiens déjà cités et d’autres historiens algériens, évaluent entre 3000 et 8000.

Des chercheurs algériens, messieurs Mesli et Arroua, du Centre Historique sur l’Algérie ont, après un travail des plus sérieux, estimé entre 8 et 10.000 le nombre des victimes. Ancien premier ministre, Belaïd Abdessalam, a affirmé que le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens successifs, et depuis par différentes associations, les médias et aujourd’hui le Conseil de Paris, ne l’était uniquement qu’à des fins de propagande anti-française.

Ce qui s’est passé en Algérie en mai 1945 est donc bien connu des historiens et très éloigné de l’histoire officielle algérienne complaisamment relayée par la classe politico-médiatique qui pourtant déclare qu’il faut laisser les historiens travailler sur les épisodes de la présence française en Algérie mais qui ne se soucie guère de connaître les résultats de leurs travaux…

**Les médias semblent avoir oublié qu’en 1945 le Parti Communiste qui participait alors au gouvernement de la France dirigé par le général De Gaulle, a lancé un appel à la répression comme en témoigne un tract distribué le 12 mai en Algérie dans lequel il demandait de « passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l’émeute. Il ne s’agit pas de vengeance, ni de représailles. Il s’agit de mesures de justice. Il s’agit de mesures de sécurité pour le pays » 

La population indigène a été victime d’un guet-apens ce 8 mai 1945. 

Les dirigeants espéraient un soulèvement populaire qui ferait tache d’huile mais finalement ce fut une insurrection ratée aux conséquences dramatiques que l’on connaît.

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(1)-Les services secrets de sa très gracieuse majesté britannique poursuivirent leur soutien logistique aux arabes, dès avant 1954, dans leurs locaux du consulat d’Angleterre à Alger. Ils fournirent renseignements militaires, faux papiers et « couvertures » diverses. Après 1958 ils pourront opérer en « presque » toute impunité puisque la D.S.T. française reçut l’ordre de ne pas « bouger ». Tel était le désir du général De Gaulle, puisque cela concordait avec sa volonté de lâcher l’Algérie.

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La France insultée par l’Algérie

La France une nouvelle fois insultée par l’Algérie

Alain Marsauguy

La guerre d’Algérie n’est toujours pas finie. La venue de Jean Castex à Alger prévue dimanche dernier a été annulée sans explication au dernier moment par les Algériens. La tension persiste entre les deux pays malgré les gestes d’apaisement de la France.Pour le ministre du travail et de l’emploi El Hachemi Djaaboub la France reste « l’ennemi éternel et traditionnel de l’Algérie ». C’est ce qu’il a déclaré le 11 avril devant les sénateurs algériens. Des propos injurieux qui auraient dû faire bondir de colère et d’indignation les autorités françaises. Que nenni ! Paris a préféré jouer l’apaisement. « Il y a parfois des paroles excessives dans les relations franco-algériennes » s’est contenté de déclarer Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires européennes qui a considéré qu’une telle déclaration ne constituait pas un motif suffisant pour rappeler l’ambassadeur de France en Algérie.

Une nouvelle fois la France fait preuve de faiblesse à l’égard de l’Algérie. D’une veulerie qui ne lui attire que le mépris des Algériens. Comment imaginer plus piètre explication à ce camouflet que celle avancée par ce ministre français qui ose déclarer que « le fait qu’il n’y ait pas pu y avoir cette rencontre de haut niveau entre les deux gouvernements n’est pas lié à une tension entre la France et l’Algérie mais à la situation sanitaire qui ne permettait pas au gouvernement français d’aller en grand nombre en Algérie ». Bref, si la réunion n’a pu avoir lieu, c’est la faute au Covid-19. Grotesque !

Jean Castex que devaient accompagner Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire se rendait à Alger pour co-présider avec son homologue algérien la réunion du comité intergouvernemental de haut niveau. Un rendez-vous annuel mais qui n’avait pu se tenir depuis décembre 2007 du fait des manifestations de rues hostiles au régime qui aboutiront au départ de l’ancien président algérien Bouteflika. L’objet de cette réunion étant, notamment, de faire le point sur la coopération économique entre les deux pays.

Elle est donc renvoyée aux calendes grecques ! Une attitude désinvolte qui ne semble pas choquer, officiellement du moins, les dirigeants français prêts à avaler toutes les couleuvres, aussi indigestes soient-elles !

Gestes de soumission

Depuis son arrivée au pouvoir Macron n’a cessé de caresser les dirigeants algériens dans le sens du poil, de multiplier les gestes de soumission, sans jamais être payé de retour. Souvenons-nous, dés avant son élection, alors qu’il était en campagne pour la présidentielle, le candidat de la REM avait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité ». Une déclaration infondée autant qu’irresponsable montrant son ignorance sur ce qu’avait été pendant 130 ans l’œuvre de la France pour favoriser le développement économique de l’Algérie.

Plus récemment, et toujours pour complaire au pouvoir algérien, il n’avait pas hésité à reconnaître officiellement l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, tout comme à mettre en cause l’armée française dans la mort de Maurice Audin et d’Ali Boumendjel, deux militants indépendantistes algériens. Des concessions faites dans la perspective d’une hypothétique « réconciliation des mémoires » telle que préconisée par le rapport Stora qui ne lui valent que mépris de la part des dirigeants algériens qui exigent toujours plus de la part de notre pays. La France étant le bouc émissaire idéal pour détourner la colère du peuple d’un pouvoir qui refuse de reconnaître ses propres échecs dans tous les domaines.

Alors que Macron apporte son soutien au président algérien Abdelmajid Tebboune dont l’élection fin 2019 a été massivement contestée par la population, ce dernier a réaffirmé dimanche que la mémoire nationale « ne saurait faire l’objet de renonciation ou de marchandage ». Les Algériens exigent et Macron s’exécute, allant même parfois au-delà de leurs revendications !

Pour Alger, tous les prétextes sont bons pour ranimer la haine anti-française. Dernier en date l’ouverture il y a quelques jours par la REM d’une antenne à Dakhla. Alger crie aussitôt à la « provocation » car cette ville touristique située au Sahara occidental, sous contrôle marocain, est revendiquée par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario soutenus par l’Algérie. « On est en droit de s’interroger sur le jeu trouble des autorités françaises » écrit l’éditorialiste d’El Watan, le grand quotidien algérien de langue française.

Autre sujet de discorde : la remise à l’Algérie en juillet 2020 de 24 crânes et restes mortuaires d’insurgés tués lors de la conquête de l’Algérie et conservés depuis lors au Musée de l’homme à Paris. L’occasion pour le régime de mettre en scène l’évènement à la veille des célébrations du 58e anniversaire de l’indépendance algérienne. Un « geste d’apaisement », un de plus, voulu par Macron qui se retourne aujourd’hui contre lui. Le président algérien lui reprochant – c’est un comble — d’avoir pris seul cette décision, sans être passé par le parlement. L’Algérie qui donne des leçons de démocratie à la France ! On aura décidément tout vu !

Il n’en reste pas moins que ces démonstrations d’allégeance, de soumission de Macron tant vis-à-vis de l’Algérie, que de l’Europe de Bruxelles sont révélatrices de sa pensée, de ses idées. « Emmanuel Macron n’est pas à la hauteur de sa fonction. Il n’habite pas le corps du roi ; comme Giscard il ne sait pas que l’Histoire est tragique » analyse Philippe de Villiers dans une interview au Point (8 avril 2021). On peut donc s’attendre au pire en mars prochain à l’occasion du 60e anniversaire de la signature des honteux accords d’Evian qui ont consacré l’indépendance de l’Algérie et donné le signal de l’exode aux Pieds-noirs. La campagne pour les présidentielles s’annonce particulièrement chaude !

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« Pour un retour de l’honneur »

« Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants »

À l’initiative de Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes, une vingtaine de généraux, une centaine de hauts-gradés et plus d’un millier d’autres militaires ont signé un appel pour un retour de l’honneur et du devoir au sein de la classe politique. Valeurs actuelles diffuse avec leur autorisation la lettre empreinte de conviction et d’engagement de ces hommes attachés à leur pays.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs du gouvernement,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,

L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent. Nous qui, même à la retraite, restons des soldats de France, ne pouvons, dans les circonstances actuelles, demeurer indifférents au sort de notre beau pays.

Nos drapeaux tricolores ne sont pas simplement un morceau d’étoffe, ils symbolisent la tradition, à travers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs couleurs de peau ou leurs confessions, ont servi la France et ont donné leur vie pour elle. Sur ces drapeaux, nous trouvons en lettres d’or les mots « Honneur et Patrie ». Or, notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie.

– Délitement qui, à travers un certain antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. Aujourd’hui, certains parlent de racialisme, d’indigénisme et de théories décoloniales, mais à travers ces termes c’est la guerre raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de statues, à d’anciennes gloires militaires et civiles en analysant des propos vieux de plusieurs siècles.

– Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la République ne s’appliquent pas.

– Délitement, car la haine prend le pas sur la fraternité lors de manifestations où le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. Ceci alors que des individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant, ces dernières ne font qu’appliquer les directives, parfois contradictoires, données par vous, gouvernants.

Les périls montent, la violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or, nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l’exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements des spectateurs passifs.

Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.

Comme le disait le cardinal Mercier, primat de Belgique : « Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation.

Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.

On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.

Les généraux signataires :

Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère), général de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie), général de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur militaire de Lille, général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie), général de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine), général de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie), général de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train), général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air), général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air), général de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie), général de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie), général de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions), général de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie), général de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie), général de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement), général de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT),  général de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT), médecin Général (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées), contre-amiral (2S) Gérard BALASTRE (Marine Nationale).

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Archives Catholiques d’Algérie

Rapatriement des Archives Catholiques d'Algérie

Rapatriement de toutes les archives de l’Eglise Catholique d’Algérie en France : Voici une information que nos médias, « bien-pensants », ne répercutent pas, alors qu’elle est connue depuis plusieurs mois :

Les trois Evêques d’Algérie (Alger, Oran et Constantine), ont dû rapatrier d’urgence toutes les archives de catholicité (baptêmes, confirmations, mariages, obsèques.)

En effet, une menace pesait … le gouvernement du président Bouteflika envisageait de les saisir pour deux  » raisons « 

 

Effacer toute trace du « colonialisme chrétien »

 

Voir si dans les dernières années, des musulmans ne s’étaient pas convertis, ce qui, en Algérie, en 2018 ! vous envoie en prison !

 

Ces archives ont été rassemblées dans trois monastères de religieuses, près de Valence, à Aix et à Nîmes.

 

Nous publions les adresses afin que le plus de rapatriés possibles sachent que désormais ils ne doivent plus demander des actes de catholicité dans leurs diocèses d’origine, mais chez les « bonnes sœurs » en France.

 

Adresses où consulter les archives : 

 

  • Pour le diocèse d’Oran (Archives de 1880 à nos jours) 
    Dominicaines de Taulignan
    La Clarté Notre Dame
    26770 TAULIGNAN
    Tél. 04 75 53 55 11 

 

  • Pour le diocèse de Constantine

    16, avenue Paul Cézanne

    13090 AIX EN PROVENCE

    Tél. 04 42 23 08 17 

 

  • Pour l’Archidiocèse d’Alger (Archives de 1842 à nos jours)

    Monastère des Clarisses

    34, rue de Brunschwick

    30000 NÎMES

    Tél. 04 66 26 66 76   

 
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M.Geneviève DARRIEUSSECQ

Madame Geneviève DARRIEUSSECQ – Ministre de la Mémoire et des Anciens Combattants,

Monsieur Louis de Barrau
Les Bories de Prévinquières
12150 Sévérac d’Aveyron                                                                                                                                                                                         le 19 mars 2021

Madame,


Permettez-moi de me présenter : Louis de BARRAU, appelé à 18 ans, classe 59 2B, carte d’ancien combattant n° 012 FR 3184762, 4 mois de classes au 92e RI de Clermont-Ferrand, puis sergent pendant 24 mois au 117e Régiment d’infanterie en Algérie, implanté dans la Mitidja, autour de Blida, Fondouk, Fort de l’eau, Boufarik et les versants nord de l’Atlas jusqu’à Chréa, Médéa et les gorges de la Chiffa. 

Vous êtes notre ministre, notre représentante, or à l’heure de « la compétition victimaire », du brouhaha autour du rapport de Benjamin Stora, les repentances, le décolonialisme, etc.. etc … ON NE VOUS ENTEND PAS ! 
Votre ministère connaît mieux que quiconque les chiffres.
Combien de centaines de milliers de jeunes Français, appelés, sont ils allés perdre 2 ans de leur 20 ans, et plus de 30 000 y sont morts, souvent torturés ? 
Personne n’en parle, Madame, n’est ce pas votre rôle de défendre notre honneur d’avoir simplement servi la France, comme elle nous le demandait. 
Lors de sa campagne pour la présidence, François Hollande, dans son humiliant meeting de Stains {93}, a hurlé devant une assistance en délire, ISLAMIQUES, VOUS ÊTES L’AVENIR DE LA France ! … 
Réponse: le Bataclan…….et la suite…..
Cinq ans plus tard, en campagne pour la même fonction, Emmanuel Macron déclarait à Alger que la COLONISATION ETAIT UN CRIME CONTRE L’HUMANITÉ, avouant ainsi sa méconnaissance totale de l’histoire de d’Algérie ! 
Réponse : Samuel Paty……et la suite ….
Aujourd’hui, un an avant la présidentielle le voilà dans la repentance !
Dans un an, juste avant l’élection présidentielle, il y aura le soixantième anniversaire des accords d’Evian … que ne va t’on entendre, qu’est il entrain d’imaginer?… 
Bien sûr, ils sont si nombreux, maintenant en France, avec un bulletin de vote et nous, anciens soldats d’AFN ne sommes plus qu’une poignée. 

Comme dans toutes les communes de France, le village où je suis né, vécu mon enfance et où je suis retourné, Gaillac d’Aveyron a son monument aux morts. 
Sous l’inscription À NOS HÉROS MORTS POUR LA FRANCE, la liste de ceux de 14 / 18 : 25 dont 2 de mes oncles, puis les noms de ceux de 39/45 : 9 et enfin ceux d’Algérie : Roland Tassier et Marcel Burguiere, amis d’enfance, appelés, tués à 19 et 20 ans en Algérie. Roland, fils d’agriculteur, Marcel, fils du forgeron du village : la France laborieuse de tout temps sacrifiée.
La guerre d’Algérie fait partie de la colonisation,
Alors Madame, ces 30 000 soldats Français morts au combat : HEROS ou CRIMINELS ? ? ?
Nous attendons une réponse claire !
Devrons nous rayer leurs NOMS de nos monuments par allégeance à ceux qui nous haïssent et aux islamo-gauchistes ?
Nous comptons sur votre courage de Femme, de Médecin, de Mère et d’ auteure du livre  « l’HEROISME » .

Permettez-moi de porter à votre connaissance trois faits gravés en moi :
– le départ pour l’Algérie, 
– le spectre qui nous a accompagné pendant deux ans et qui me hante encore parfois, 
– enfin le retour.
Le 92e RI de Clermont-Ferrand a fourni durant 6 ans, tous les 2 mois, un contingent de 300 soldats pour l’Algérie. Nous étions convoqués après 48 heures de permission, un beau matin à la gare de Clermont, ultime appel, remise à chacun d’une ration alimentaire, montée dans les wagons, surprise ! Ceux ci sont immédiatement fermés à clef de l’extérieur, déverrouillés à Marseille, quai de la Joliette, huit heures plus tard, le long d’un bateau où nous devions passer du wagon aux cales du navire entre deux haies de gendarmes !!! 
À peine arrivés dans nos nouvelles unités en Algérie, nous étions informés que lors de probables combats, accrochages, embuscades… et ils furent nombreux en deux ans, nous devrions nous battre jusqu’au bout car le FLN ne faisait jamais de prisonnier. Ce qui fut le cas, vous le savez. Capturés, nous serions bâillonnés, entravés, les attributs masculins arrachés au couteau et abandonnés à l’hémorragie. Madame, ils ont été des milliers à subir ce sort. Vous avez certainement les chiffres exacts dans votre ministère.
Merci de les transmettre au Président et à Benjamin Stora afin de compléter son rapport. Il ne semble pas avoir interrogé les derniers témoins : Français d’Algérie, Harkis, Soldats …
Comme chacun le sait, cette méthode est la signature du FLN, c’est pour cette raison que seules les têtes des moines de Tiberrine ont été remises aux autorités Françaises.  Il ne fallait pas montrer leur corps avec la signature des auteurs.
Enfin, mes 28 mois accomplis, quelques jours après la participation avec notre compagnie en renfort sur les émeutes et fusillades de la rue d’Isly et de la place de la Poste à Alger, en mars 1962, le « Ville d’Alger » plein de soldats accoste, au petit matin, quai de la Joliette à Marseille, j’en était. Sortis des cales par la porte avant, la porte arrière étant réservée à la sortie des cercueils de soldats, empilés rapidement dans des camions. …
Des clameurs nous font lever la tête vers le quai supérieur. Là, des centaines d’individus, disciples de Sartre, Rocard, Duclos ou autres, communistes aux ordres de Moscou, sifflent et hurlent des injures ….
En remontant la passerelle, le soldat devant moi reçoit un crachat. 
Sous les hurlements et les insultes, nous avons dû attendre 2 heures notre tour dans la ronde des camions pour la gare St Charles !!!

Madame, notre ministre de la mémoire et des anciens combattants, si simplement par respect pour ceux que vous représentez, ceux qui y ont laissé leur vie, vous demandiez à tous ces repentants, pour des raisons électorales ou piteusement idéologiques, un minimum de dignité ! de se taire !  N’ont ils rien de mieux à faire ?
Après 60 ans, ils rejoignent les haineux, hurleurs, oisifs du quai de Marseille.   ILS SONT DES LEURS.

Vous le savez bien ! Quoiqu’ils disent ! Quoiqu’ils fassent ! Ils ne satisferont jamais ces dirigeants Algériens, incapables de gérer leur magnifique pays, plein de richesses, de donner un espoir d’avenir à leurs concitoyens, condamnés à la guerre civile, plus grave, ils donnent à tous les casseurs des banlieues des motifs de révolte. 
Pourquoi respecteraient-ils nos gendarmes, nos policiers, nos pompiers, nos soignants et les enseignants ?  Pourquoi respecteraient-ils La FRANCE qui aurait selon ses dirigeants d’aujourd’hui commit ces crimes à leur égard. Allons ! Un peu de bon sens ! Un peu de courage ! ….
Pouvons-nous encore compter sur vous ?!
Dans l’attente de vous lire et de vous entendre dans les médias, je vous remercie, Madame, d’accepter mes respectueuses salutations.

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Lettre ouverte à JM Apathie

Lettre ouverte à M. Jean Michel APATHIE, Journaliste...

Monsieur,

 

Le 23/01/2021, sur France 5, émission « C’ L’Hebdo » avec l’animateur Ali BADDOU sur l’Algérie, vous avez tenu des propos inqualifiables, mensongers, ignobles, insultants, voire haineux à l’égard des Pieds Noirs, profitant de l’audience de cette chaine de télévision pour déverser publiquement votre fiel à notre égard.

 

Agé de 84 ans et Pieds Noirs moi-même, je me suis senti sali et humilié par ces propos. C’est pourquoi j’estime de mon devoir, afin de défendre notre honneur, de rétablir la vérité en vous adressant cette lettre ouverte en espérant que vous aurez l’honnêteté de la lire avant de la jeter.

 

De quel droit, monsieur, osez-vous, alors que vous n’aviez que 4 ans lors de l’indépendance de l’Algérie, refaire l’histoire de sa conquête et vous ériger en procureur ? Est- ce au titre de la culture à la mode américaine, ou en vertu d’une histoire acquise en lisant une certaine presse de gauche, ou en fréquentant certains milieux du même bord qui sont nés avec à la bouche, un biberon anticolonialiste, anti-Pieds–Noirs, collabos porteurs de valises pro-F L N, pour en extraire le fiel de la haine, alors que vous ne connaissez rien car ne l’ayant pas vécu personnellement.

 

Je pense en effet que la connaissance, l’honnêteté et l’impartialité intellectuelle se forgent avec le vécu et l’expérience personnelle et non par le « on dit ».

 

Ah vous êtes beaux, vous tous les moralisateurs, redresseurs de torts qui tel un FOUQUIER TINVILLE moderne, vouaient aux gémonies le peuple Pieds Noirs. Vous devriez méditer sur la formule d’un de vos confrères et vous en inspirer :

« Il n’est rien de plus absurde que de prétendre juger les hommes d’hier selon les normes juridiques, éthiques, politiques d’aujourd’hui. ».

 

Vos propos m’ont ramené 59 ans en arrière, à l’été 1962, quand Gaston DEFERRE, maire socialiste de Marseille, voulait empêcher les repliés d’Algérie de débarquer, les rejeter à la mer, voire d’ouvrir les cales des bateaux afin de les noyer ou encore les dockers communistes de la C G T qui immergeaient dans les eaux du port, les cadres de meubles ou les voitures qu’ils avaient pu sauver à grand peine.

 

Et puisque vous avez une connaissance très particulière de l’histoire de l’Algérie Française je vais vous faire un petit cours qui devrait améliorer votre savoir. Je rappelle donc que les Algériens ne pouvaient et ne peuvent toujours pas se prévaloir de la propriété de ce territoire. En effet les actuels maîtres du pays ne sont pas les héritiers du peuple d’origine, mais les descendants des envahisseurs arabo-musulmans, qui avant les Français avaient conquis ce qui était alors la Maurétanie, par le glaive, le sang, l’esclavage et la soumission à l’islam.
En effet les peuplades originelles, au IIIème siècle, étaient les Numides-Berbères, qui furent envahis successivement par les Romains, les Vandales, les Byzantins. Vinrent ensuite les Ottomans et la régence Turque de 1516 à 1830 avec des occupations temporaires et locales par les Espagnols.

 

À ce sujet, voici ce que disait Mr Hocine AIT HAMED, l’un des chefs historiques du F L N :

« Chasser les Pieds Noirs a été plus qu’une faute, un crime, car notre patrie a perdu son identité sociale. N’oublions pas que les religions juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi étaient des colonisateurs et aujourd’hui hégémonistes. »

« Avec les Pieds Noirs et leur dynamisme, je dis bien les Pieds Noirs et non les Français, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance Africaine, Méditerranéenne. Il y a eu envers les Pieds Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et
dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »

 

Les arabo-musulmans, une fois installés, firent d’Alger un repère de pirates et surtout un lieu d’esclavage d’êtres humains de race blanche très important. C’est pour éradiquer cette piraterie qui nuisait à la libre circulation des navires de commerce en méditerranée, ainsi qu’à l’esclavage, mais aussi suite à l’incident diplomatique du « coup d’éventail », que la France décida d’intervenir, puis par la suite de poursuivre la conquête de ces territoires auxquels le nom d’Algérie ne fut donné qu’en 1839 par décret du ministre de la guerre Vigile SCHNEIDER.

 

L’Algérie est donc une création purement française.

Ce n’est qu’au fil du temps que la décision d’en faire une colonie fut prise, après de nombreuses hésitations des gouvernements successifs.

Napoléon III envisagea même d’en faire un royaume arabe.

 

Vous avez aussi déclaré : Il se constitue des familles coloniales d’origine européenne française, mais de beaucoup d’Espagnols, d’Italiens.

L’Algérie française est en fait composée d’étrangers. « C’est cocasse ».

Ce qui est cocasse, monsieur, c’est que vous utilisiez ce terme avec moquerie, au moment où la France métropolitaine, votre France donc, a connu des vagues successives d’immigrants.
Ainsi en 1901 elle comptait : 323 539 Belges, 330 465 Italiens, 80 425 Espagnols, 89772 Allemands, 72420 Suisses.

Puis il y a eu la 2ème vague avec les italiens persécutés par Mussolini, les Espagnols républicains, puis les Arméniens rescapés du génocide, les Russes dit « blancs » fuyant le communisme, les Roumains, les Polonais (500 000 en 10 ans) etc.

Ainsi le Français d’aujourd’hui n’est pas plus français que les Pieds Noirs et a autant d’ancêtres étrangers qu’eux.

Qui plus est, la France subit à l’heure actuelle une invasion massive d’étrangers, non européens, avec des mœurs, une religion différente, qui ne veulent pas s’intégrer et ne sont français que par les papiers.

 

Les étrangers installés en Algérie adoptèrent la nationalité française avec fierté, parfois au sacrifice de leur vie en se battant pour la France durant les guerres de 1870, 1914/18 ou 1939/45.

D’ailleurs De Gaulle, lui-même, qui ne nous portait pourtant pas dans son cœur, leur a rendu hommage le 12/10/1947 au stade de Saint Eugène, à Alger en ces termes :

« Vous Français d’Algérie, ce sont vos hommes qui ont fourni la plus grande partie de notre armée victorieuse et versé, en proportion, le plus de sang sur les champs de bataille. En même temps la population supportait avec un courage exemplaire les dures privations imposées par la guerre. À moi- même, il m’appartient de témoigner de quel poids ont pesé dans la libération vos efforts et vos sacrifices. »

L’histoire démontrera quelle fut sa reconnaissance en nous abandonnant lâchement aux égorgeurs du F L N en 1962.

 

Autre sujet de controverse. Toujours au cours de l’émission du 23/01/2021, vous avez osé dire :
« Les Pieds Noirs prennent tout en main, volent des terres aux habitants. »

Encore une accusation mensongère. Non, les émigrés en Algérie n’ont rien volé. Ils ont obtenu des concessions de la part de l’Etat, concessions qu’ils ont payées comme ils ont payé les outils, les animaux, les matériaux nécessaires à l’exploitation du lopin de terre et à la construction de leur maison.

Par ailleurs ils avaient une obligation de résultats et ceux qui n’y arrivaient pas devaient restituer la terre.

 

Enfin dernière énormité aberrante que vous avez proférée : Vous avez osé dire :

« Les familles Pieds Noires avaient organisé la déscolarisation (!), pendant près d’un siècle de tous les Algériens et plongé un peuple dans l’ignorance »

C’est le summum de la bêtise.

Comment pouvez-vous dire de telles inepties, de tels mensonges ?

Cela dénote de votre part un manque total d’objectivité, de rigueur d’honnêteté journalistique.

Quelle honte.

Je vous rappelle, monsieur, que comme en métropole, l’éducation était du domaine de l’Etat et pas celui des familles Pieds Noires. Il y avait en Algérie une organisation identique à celle de la métropole avec des recteurs, des inspecteurs d’académie, des instituteurs, des professeurs formés à l’école normale, tous fonctionnaires d’État comme les époux MONNEROT (des métropolitains qui venaient prendre leur poste dans le bled) qui furent les premières victimes des assassins du F L N le 1er novembre 1954.

La déscolarisation des petits indigènes fut l’œuvre du F L N qui a tout fait pour que ces derniers ne reçoivent pas d’éducation car en tenant un peuple dans l’ignorance on l’asservit mieux.

D’ailleurs le corps enseignant a payé un très lourd tribut. Avant les « évènements» les petits arabes avaient accès à l’école publique au même titre que les petits français descendants d’immigrés.

Vous trouverez d’ailleurs, ci-après, une photo de ma classe à l’école primaire sur laquelle vous pourrez remarquer leur présence. S’ils sont moins nombreux, c’est parce que leurs parents les envoyaient à l’école coranique ou les gardaient comme main d’œuvre pour les aider, notamment pour garder les troupeaux de chèvres ou de moutons.

 

Par ailleurs, je joins également à la présente une copie d’écran du blog d’un ancien élève de mon village, qui doit avoir mon âge, qui montre les instituteurs de notre école, dont il a suivi l’enseignement, avec le commentaire suivant :

« Si les remerciements ont pour unité de mesure le poids, je transmets des tonnes et des tonnes de remerciements aux instituteurs Bou Hadjariens, avant et après l’indépendance, qui ont transmis leur savoir à plusieurs générations de Bou Hadjariens. »

Quel plus bel hommage peut-on donner de la part de quelqu’un qui aurait été déscolarisé ?

 

En outre vous lirez ci-après les témoignages de 2 personnalités dont on ne peut mettre en doute la sincérité :

 – Mr Belgacem IBAZEN (1884/1980), avocat, homme politique et écrivain :
« La scolarisation française en Algérie a fait faire aux arabes un bond de mille ans. »
– Mr Abderrahmane FARES, chef de l’exécutif provisoire Algérien :« S’il est en Algérie un domaine où l’effort de la France ne se discute pas, c’est bien celui de l’enseignement. Il faut dire que l’école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs, ont apporté leur foi pédagogique, sans arrière-pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse. »

 

Voilà, monsieur, j’en termine avec cette lettre un peu longue, mais il y avait tant de choses à dire pour rétablir une histoire que vous falsifiez sans vergogne. J’ose espérer que vous l’aurez lue et, qui sait, avoir le courage de vous excuser. Mais il est inutile de rêver.

Je vous salue par politesse, bien que je ne ressente à votre égard que de l’antipathie à hauteur du mépris que vous manifestez à notre égard, nous les Pieds Noirs, dont je suis, avec Honneur et Fierté !

 

Mr MARRONCLES Roland

83140 SIX FOURS LES PLAGES

Classe en Algérie
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Marie-Isabelle Diaz

Marie-Isabelle Diaz

Marie-Isabelle Diaz

Pied-noire, elle naît à Sidi Bel Abbès, dans l’ouest de l’Algérie, dans le département d’Oran, sous la présidence de Félix Faure, en pleine affaire Dreyfus. Elle se marie et a trois enfants. Son mari meurt à 60 ans. Elle quitte le pays en 1962, après l’accession à l’indépendance, au milieu de l’exode des Pieds-Noirs. Elle s’établit alors chez un de ses fils, en Espagne. Puis elle vit quelques années à Rouen. En 1983, elle part rejoindre sa fille, auprès de qui elle va vivre, à La Possession, sur l’île de La Réunion, département d’outre-mer français dans le sud-ouest de l’océan Indien.

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